
Le conteur de l’Île Tommy Bernier, et le
photographe Michel St-Jean
vous souhaitent la bienvenue
Pour la conférence,
il y aura des personnages costumés en
Mi-Carême,
c’est la fête!
Comment traverser les durs moments de
l’hiver!
Dans cette
petite île du Saint-Laurent, avec ces deux
cents insulaires (±200) qui habitent ce
paradis de calme et de beauté, la moitié y
habite durant l’hiver. C’est un endroit
isolé, aucun chemin ne nous y mène, l’été
l’accès est par un traversier, l’avion est
le seul moyen pour s’y rendre en hiver.
L’Isle-aux-Grues est située face à
Montmagny. Le peintre Jean-Paul Riopelle
était un résident de l’Île.
Notre
conférencier est ingénieur et président d’un
bureau d’ingénieurs (route, ponts,
édifices). Michel est propriétaire d’une
résidence secondaire à l’Île. Tommy
(conteur) est résident de l’Île, c’est lui
qui expliquera la magie et le rituel qui se
passent dans cette petite municipalité
éloignée et isolée, plus la belle magie des
costumes.
Pour environ 10
jours durant le mois de mars, quelques
habitants se costument dans l’anonymat et se
déambulent en cortèges d’une maison à
l’autre.
C’est la fête au
village, plusieurs étrangers s’y rendent
pour fêter avec les locaux. À la salle
municipale, les personnages se regroupent
pour terminer la soirée dans la joie en
continuant à faire leurs spectacles
d’occasion sur une musique préenregistrée, à
la fin c’est le lunch.
La stratégie des
personnages féériques est de se costumer de
façon à ne pas être reconnus, le rôle des
spectateurs est d’identifier les gens
déguisés en secrets, c’est ce qu’ils
appellent les démasquer. S’ensuivent des
rires, des soupirs, des ratés, ha ha, oh oh,
ETC. Ne pas dévoiler son identité parmi des
connaissances demande beaucoup d’ingéniosité
et beaucoup d’astuces. Les hommes peuvent
être masqués en Femmes, les femmes sont des
Hommes, les filles des Cléopâtre, les gars
des Soldats, des Sirènes, des Geishas, des
Arlequins, des Pierrots, ETC.
Tous les soirs
du mini carnaval, les gens costumés
différemment à chaque fois, répètent leurs
stratagèmes en changeant subtilement leurs
voix, rires, bottines, perruques, bijoux,
parfums, bijoux et attitudes physiques.
Cette mascarade
costumée haute en couleur est pratiquement
inconnue au Québec. À l’occasion, le
dimanche la fête se répète à l’extérieure
pour les médias et les photographes, même
par grand froid. La magie de la Mi-Carême
c’est des mythes et des rêves, il faut la
voir pour y croire. Quelle belle occasion
pour un reportage photo!